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Sniff ... Sniff .... : une histoire d'odeurs

Imaginons que les odeurs qui nous entourent ressortent comme des rubans de couleurs …

 

Ainsi visualisées, nous comprenons mieux les sollicitations constantes que vit notre chien au quotidien. Il est alors intéressant et primordial de prendre en compte ce paramètre environnemental dans les différents apprentissages (marche en laisse, rappel, ...) avec un vrai travail d'observation et d'écoute avec notre chien.

 

Les odeurs ne sont pas forcément un ennemi, bien au contraire ; elles peuvent devenir notre alliée en les utilisant comme récompense pour notre chien, à l’issue d’une demande spécifique par exemple. Vous devenez le complice idéal pour votre chien, vous lui indiquez que vous comprenez son fonctionnement et ses motivations, au travers d’un relationnel sain et respectueux.

Loi du 9 juillet 2003

J.O n° 157 du 9 juillet 2003 page 11602
LOI n° 2003-628 DU 8 JUILLET 2003
AUTORISANT LA RATIFICATION DE LA CONVENTION EUROPÉENNE
POUR LA PROTECTION DES ANIMAUX DE COMPAGNIE

Article 7 - Dressage
Aucun animal de compagnie ne doit être dressé d'une façon qui porte préjudice à sa santé et à son bien-être, notamment en le forçant à dépasser ses capacités ou sa force naturelles ou en utilisant des moyens artificiels qui provoquent des blessures ou d'inutiles douleurs, souffrances ou angoisses."

 

 

A VOUS DE FAIRE LE BON CHOIX POUR L'EDUCATION DE VOTRE CHIEN !

 

rappel : aucune attitude ou matériel coercitifs ne sont autorisés chez LC Ô POILS.

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RUBAN JAUNE

chien ruban jaune
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Matériels à bannir

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Le cerveau et le sucre

D'où la nécessité d'être toujours en mouvement lors d'un travail de rééducation en longe.


Des recherches en neurobiologie éclairent d’un jour nouveau le comportement de nos animaux.

Pour étudier les effets d’un manque de sucre au niveau du cerveau humain, des chercheurs ont fait appel à des chiens.

Mais comment provoquer une hypoglycémie cérébrale et uniquement cérébrale ?

Leur faire faire un exercice physique ou les faire jouer n’était pas la solution : augmentation du rythme respiratoire, augmentation du rythme cardiaque, intervention du foie, l’organisme en bonne santé et correctement alimenté fournit le carburant sans coup férir… et en plus le cerveau est prioritaire !

Donc pour diminuer le taux de sucre cérébral, les chercheurs ont demandé aux chiens de rester assis immobiles 10 minutes. Pour rendre l’exercice plus difficile, ils ont même lâché une souris mécanique dans la pièce. Le cerveau des chiens a donc carburé à plein régime pour contrôler l’animal … et tout le monde sait que le cerveau est hyper gourmant en sucre.

Ensuite, chaque chien a été conduit dans une autre pièce où un molosse agressif était dans une cage. On a constaté que les chiens se sont approchés de ce molosse qui a alors essayé de les mordre (sans y parvenir bien sûr).

Les chiens d’un autre groupe qui n’avaient pas été soumis à l’épreuve de l’immobilité, se sont montrés plus prudents et sont restés sagement à l’écart.

Les chercheurs en ont donc conclu qu’une forte contrainte peut entraîner ensuite une prise de risque inconsidérée. Ce point corrobore d’autres études faites sur l’homme. En outre, sur l’homme, on s’est aperçu que les personnes n’avaient absolument pas conscience d’avoir pris un risque plus important qu’à l’ordinaire.

Au lieu de nous pencher sur les implications humaines, intéressons-nous à ce que nous pouvons en tirer pour nos animaux :

- Premier enseignement de l’expérience : lorsque l’on demande à un animal de se contrôler, surtout dans une situation où il serait naturellement peu porté à le faire (peur ou envie de faire autre chose comme jouer par exemple), on diminue le taux de sucre de son cerveau et ce d’autant plus qu’on ne lui laisse faire aucun effort physique.

Or c’est une pratique courante dans le dressage de demander à un animal de ne pas réagir lorsqu’on agite un sac ou un manteau ou de refuser une friandise. Le fait qu’on ne le tienne pas physiquement mais qu’il ait appris qu’il ne doit pas bouger sans qu’on lui ait donné l’autorisation, est un facteur supplémentaire de contrainte … et cela même (et surtout) si l’animal ne bouge effectivement pas.

Il n’y a arrêt de ce phénomène que lorsque l’animal s’en fout réellement … mais là généralement on passe à autre chose.

Ce type d’exercice demande donc un effort cérébral à ne jamais négliger. Les séances doivent donc être très courtes pour laisser le cerveau se recharger en sucre.

Si malgré tout, la contrainte est prolongée, le taux de sucre reste bas ce qui peut se traduire par une attitude apathique qui peut amener à penser à tort que l’animal n’a plus peur.

A terme, si cela est répété trop souvent et trop longtemps, surtout sur un sujet jeune, cela peut s’avérer carrément néfaste. N’oublions pas qu’un manque de sucre sur une durée trop importante entraîne la mort de neurones.

On peut retrouver ce type de situation dans certaines pratiques d’élevage : poulain sevré en l’enfermant dans un box alors qu’il entend sa mère dehors, cheval blessé que l’on maintient attaché (le fait que le motif soit légitime n’y change rien), poulain élevé seul, étalon maintenu constamment à l’écart de ses congénères….

- Deuxième enseignement : ce type d’exercice engendre une prise de risques inconsidérée dont le sujet n’a pas réellement conscience.

Dans la pratique, cela pourrait donner la séquence suivante : votre cheval a très peur d’un train. Vous lui demandez de rester tranquille le temps que le train passe. L’expérience (scientifique comme quotidienne) vous enseigne qu’il y a de fortes chances que juste derrière votre cheval « pète les plombs » pour un oui ou pour un non.

On a aussi ce comportement lorsqu’un chien qui a eu très peur d’un autre chien, se retourne sur vous pour vous mordre … au risque que vous vous fâchiez grave !

Si on suit le raisonnement, on peut penser qu’un exercice physique ensuite, permet d’augmenter le rythme cardiaque et d’amener un flux de sang au cerveau qui va alors se recharger plus vite en sucre. Ainsi l’étalon qui peut galoper dans son pré est moins frustré que celui qui est enfermé dans un box où la dépense physique lui est impossible.

Mais pendant ce temps, vous devez faire particulièrement attention à assurer la sécurité, car votre animal risque de l’oublier, d’où des comportements exempts de peur, le cheval qui se jette sur la clôture ou sur la porte, voire, si la situation se répète, des comportements d’automutilation ou d’agressivité qui peuvent devenir permanents.

Source : Revue de presse Mediscoop du 25 Avril 2012. Cerveau : les dangers du manque de sucre. Le Figaro. Université de Lille (Nord) et du Kentucky (États-Unis) parus dans Psychonomic Bulletin & Review.

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Pourquoi choisir le renforcement positif ?

POURQUOI CHOISIR LE RENFORCEMENT POSITIF ?

 

 

Au cours des 10 dernières années, le chien a pris une place très importante au sein des familles québécoises. Du même coup, de nouvelles méthodes d’entraînement ont fait surface. Celle que l’on préfère ici à Éducateur Canin Montréal, c’est le renforcement positif. Plusieurs d’entre vous en ont déjà entendu parler, mais savez-vous vraiment ce qui en est? On vous explique dans cet article tout ce qui a à savoir sur cette technique et pourquoi la choisir.

 

Le secret de l’entraînement : la motivation

 

Peu importe la méthode d’entraînement utilisée, quand il vient le temps d’enseigner un nouveau comportement à votre chien, une seule chose garantira votre succès. C’est la motivation de l’animal à accomplir la tâche. S’il n’y a aucune motivation, l’animal ne fera rien du tout. Alors, voilà, il faut trouver une motivation. Mais attention ! Il y a 2 sortes de motivation : éviter et recevoir.

 

  • Motivation à recevoir :

L’animal s’assoit pour RECEVOIR un biscuit.

  • Motivation à éviter :

L’animal s’assoit pour ÉVITER de se faire étrangler.

 

Les avantages de la motivation à recevoir

 

Les deux motivations fonctionnent, il n’y a aucun doute là-dessus, mais le renforcement positif consiste à utiliser principalement la motivation à recevoir. La raison est simple, la motivation à éviter à beaucoup de failles en entraînement. Voici les grands avantages de la motivation à recevoir :

 

  • Ça fait de vous la personne la plus amusante au monde

Lorsque vous infligez de la douleur à votre chien, peu importe l’intensité, l’animal vous associe avec un événement pénible. On veut d’un chien qu’il apprécie notre présence et non qu’il la fuit. Récompenser son animal lorsqu’il fait quelque chose de bien rend les séances d’entraînement excitantes et amusantes d’une telle façon que votre chien sera toujours prêt et heureux de travailler pour vous.

 

  • Ça crée un climat favorable à l’apprentissage

Il y a trois choses que les mammifères ne puissent plus faire lorsqu’ils sont dans une situation stressante ou effrayante : manger, apprendre et se souvenir. Utiliser la motivation à éviter pour enseigner un comportement à un chien crée beaucoup de stress chez ce dernier. En fait, cette ambiance nuit à son apprentissage. En travaillant avec votre chien dans un climat calme et décontracté, vous offrez à votre chien toutes les chances de réussir.

 

  • Ça encourage l’initiative

Je vous présente 4 boites fermées et je vous demande de prendre celle qui contient une balle bleue. Puisque vous n’en savez rien, vous prenez une chance et vous choisissez la première. Bang ! Un seau d’eau vous tombe sur la tête. Ce n’était pas la bonne réponse, mais je vous donne une chance, choisissez une autre boîte. Avez-vous envie d’essayer à nouveau? Je vous garantis que non. Les chiens entraînés avec la motivation à éviter perdent tout sens d’initiative par peur de se faire punir. L’initiative est cruciale pour enseigner de nouveaux comportements à un chien. Si l’animal n’ose pas bouger d’un poil, il sera difficile de travailler avec lui.

 

  • Ça fonctionne avec tous les chiens et dans tous les cas

La motivation à éviter ne fonctionne pas sur tous les chiens ni dans tous les cas, particulièrement lorsqu’il est question d’agressivité ou de peur. Imaginez ce scénario : vous et votre meilleur ami prenez une marche alors qu’un énorme ours apparaît au bout de la rue. Vous vous figez de peur et votre ami vous donne un coup de poing dans le visage. Avez-vous moins peur de l’ours ? La prochaine fois que vous rencontrerez un ours, allez-vous vous figer quand même? On ne peut pas corriger un réflexe avec une motivation à éviter. Par contre, avec la motivation à recevoir, on peut vous habituer peu à peu à la présence d’un ours. Le renforcement positif fonctionne avec tous les chiens, peu importe leur âge, leur sexe ou leur race, peu importe leurs problèmes.

 

Deux questions souvent posées par les nouveaux adeptes du renforcement positif :

 

1. Tous ces biscuits feront-ils engraisser mon chien ?

Les biscuits ne sont pas la seule récompense que vous pouvez utiliser pour entraîner votre chien : un jouet, une balle ou l’accès à un endroit qu’il aime peuvent tout aussi bien faire l’affaire. Par contre, la nourriture est souvent plus efficace puisque c’est une récompense accessible et facile à manipuler. Vous pouvez également utiliser sa nourriture habituelle ou encore lui donner des aliments faibles en gras comme des carottes ou du pop-corn nature.

2. Vais-je rester pris avec des biscuits dans mes poches pour toujours ?

Les récompenses ne sont utilisées qu’au début pour ensuite être éliminées graduellement. Un article traitant uniquement ce sujet sera publié sous peu.

 

source : educateurcaninmontreal.com

 

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Les signaux d'apaisement

signaux d'apaisement
illustration

Que veut dire "méthodes positives et amicales" en éducation canine?

(par PowerUser)

"Les méthodes positives et amicales, c'est quoi ? C'est récompenser le chien en lui donnant une friandise ? En le félicitant ?"

Non pas que ! Cela ne se résume pas simplement à donner une friandise négligemment, n'importe quand, n'importe comment, par-ci ou par-là ou à dire "c'est bien !" de temps en temps et de manière désaffectée ou encore à tapoter son chien sur l'encolure ou le flanc comme on enlèverait de la poussière de notre veste d'un simple revers de la main...

C'est avant tout une façon d'envisager le chien et notre vie avec lui et ses congénères.

Les méthodes positives et amicales utilisent principalement le renforcement positif (pas la punition positive ni le renforcement négatif). C'est-à-dire que l’on récompense et encourage tous les bons comportements afin que ceux-ci se reproduisent et que le chien finisse par agir non pas par obligation mais volontairement parce qu'il y trouve un avantage. Il est acteur de son éducation.

Utiliser les méthodes positives, c'est avoir une approche particulière mais surtout plus juste dans laquelle le chien est considéré comme un individu à part entière, doté de capacités, d'une intelligence (qui n'est plus à prouver), d'un tempérament, d'une sensibilité, d'un vécu qui sont tout à fait singuliers et lui sont propres. Le chien est respecté tant dans son intégrité physique que psychique et on lui reconnaît une réelle complexité sachant qu'il est un être social par excellence au même titre que nous.

Adopter cette approche positive et amicale du chien et de son éducation (qui est beaucoup plus répandue dans les pays anglo-saxons ou nordiques qu'en France... pour le moment), c'est privilégier une connaissance du chien basée sur des faits et des observations de nature scientifique et non sur des suppositions et idées reçues dont certaines perdurent, sont totalement erronées (cf: le fameux mythe de la dominance et de la hiérarchie ou du "le chien EST un loup") et sont plus que pernicieuses, néfastes et préjudiciables au chien car ces idées reçues vont venir légitimer, banaliser et inciter à l'utilisation de méthodes coercitives. !

L'approche positive et amicale est donc en partie basée sur le fait de savoir se remettre en cause (ce qui n'a jamais tué personne), de privilégier le relationnel, l'expression, de mettre à jour ses connaissances en matière d’éthologie canine et de donner de soi à son chien : pas seulement en lui accordant du temps, en lui faisant des papouilles, en lui faisant pratiquer une activité type sport canin ou autre, mais en lui montrant que quand il fait bien, on le soutient, qu'on est content ce qui se voit et/ou s'entend, que lorsqu'il exprime quelque chose (de l'appréhension, de l'agressivité par exemple), on est capable de l'entendre et d'essayer de le comprendre et non pas de le forcer à faire telle ou telle chose pour laquelle il n'est pas encore prêt ! Elle permet, en outre, d'observer le chien, de le considérer dans sa globalité et de le laisser s'exprimer car celui-ci a une réelle capacité à communiquer avec ses congénères et les êtres qui l'entourent. Les chiens nous "parlent", apprenons à les écouter et à les comprendre et pour celà, il est essentiel de commencer par apprendre ce que sont les signaux d'apaisement (impossible de vouloir vivre avec un chien sans d'abord les connaître).

L'approche positive et amicale de l'éducation canine proscrit absolument toutes les méthodes employant l'intimidation, la menace, la violence ou la douleur qui sont faites à l'égard du chien. Ces méthodes et les outils qui les accompagnent ont cour car elles sont sournoisement banalisées et pire, totalement admises par nombre de personnes, propriétaires ou non de chiens. Ces méthodes coercitives ne sont JAMAIS justifiables de quelque façon que ce soit. Il paraît alors évident qu'en approche positive et amicale, l'on proscrit l'utilisation de tout outil coercitif tel que les colliers étrangleurs, à pointes, électriques, etc... ou tout ce qui pourrait causer volontairement, sciemment et à dessein, souffrance (psychologique et physique) et inconfort au chien.

L'approche positive et amicale de l'éducation canine tient donc compte du niveau de bien-être du chien et encourage à une socialisation précoce et continue tout au long de la vie du chien afin de maintenir un des besoins essentiels à tout être vivant en société : la socialité.

Il existe plusieurs méthodes positives et amicales qui ne s'excluent pas l'une l'autre généralement. On peut donc piocher dans chacune d'entre elles pour trouver ce qui va le mieux à son chien (toujours s'adapter au chien en priorité) et à soi dans l'application de la méthode.

Enfin, utiliser les méthodes positives et amicales, ce n'est pas céder à l'appel de la nouveauté ou de la mode car qu'il s'agisse du "clicker training" ou du "lure and reward training", ces méthodes sont utilisées depuis des décennies. Avoir une telle approche, c'est une façon de vivre, certains dirons même une philosophie, c'est en tous cas faire preuve d'un profond respect, de bon sens et d'empathie et ça, ça ne date pas d'aujourd'hui !

Alors, quand comptez-vous vous y mettre ?

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L'éducation canine : pourquoi certains propriétaires de chiens se découragent ?

par Véronique Valy (Au'tour du chien) et Anne-sophie Avocat (Pil'O Poil)

Le choix de la race ou du chien a-t-il été judicieux ? Ce chien correspond-il à vos choix de vie, à votre rythme, à votre vie de famille ? Ce chien répond-il à vos envies, à vos attentes ?

Si vous aviez souhaité un chien calme et que vous avez un chien actif, si vous aviez souhaité un chien sportif et que vous avez un chien placide, cela peut poser des soucis …. Mais maintenant le chien est là !

 

Trois acteurs (votre chien, vous et l’éducateur) dont UN ACTEUR PINCIPAL : VOUS !

L’éducateur canin n’est pas un Magi-Chien.

Si vous ne faites pas, l’éducateur canin ne peut pas faire à votre place, c’est VOTRE chien ! ne vous découragez pas mais travaillez !

 

L’éducateur est là pour vous guider, vous aiguiller, vous conseiller afin de vous amener à une vie harmonieuse avec votre chien. Mais si vous ne vous entraînez pas, vous aurez peu ou pas de résultats. Vous voulez des résultats : impliquez-vous ! entraînez-vous ! allez vers le succès et la réussite !

 

C’est comme si vous désirez apprendre à jouer d’un instrument de musique, pratiquer un nouveau sport, ou apprendre une langue étrangère : sans répétitions et entrainement en dehors des séances avec le professeur vous aurez peu ou pas de résultats !

 

Souvent nous entendons ou lisons, ce type de témoignage :

« Disons que l’exemple ici était frappant (dans le jardin, pas dans la rue). Tu fais avec le chien et tout va bien, je fais avec le chien et il se roule par terre parce qu’il me connaît trop bien (et qu’il m’exploite).

Les gens pensent que tout sera réglé en quelques cours et n’imaginent pas qu’il faut des mois de patience et de travail personnel. Ils se disent que tu y arrives parce que c’est ton métier, mais qu’une fois partie, eux n’obtiendront rien, et que ça revient cher la démo. »

L’éducateur canin peut être amené à vous montrer, avec votre chien, ce qu’il attend comme comportement de votre part pour avoir une réponse positive de votre chien.

La démonstration sur votre chien est principalement pour vous montrer que « OUI, c’est possible », même avec VOTRE chien, que la non réussite ne dépend pas en soi du chien mais de la façon d’appréhender et de proposer l’exercice.

S’il vous semble que le chien réagit mieux à ce que fait et demande l’éducateur canin qu’à vous, c’est parce que l’éducateur a une connaissance du chien qui lui permet d’avoir les bons comportements, les bons gestes, les bonnes intonations. Mais il est là pour vous apprendre tout cela.

L’éducateur est une personne neutre pour votre chien, contrairement à vous qui partagez votre quotidien avec lui. Il lui est donc plus aisé de se faire comprendre. Il n’y a pas d’histoires, d’habitudes, voire de contentieux entre le chien et lui.

 

Les clefs de la réussite pour vous, clients, lorsque vous venez apprendre à éduquer votre chien :

- Ne vous découragez pas et tenez bon ! Certaines situations sont parfois extrêmement difficiles à vivre. Certaines demandes de l’éducateur peuvent vous paraître insurmontables, mais tenez bon ! parlez-en. Il en va de l’avenir de votre relation avec votre chien.

- Suivez les conseils qui vous sont donnés par l’éducateur tout en n’allant pas à l’encontre de ce que vous êtes, si vous hésitez, parlez-en.

- Acceptez tout de même une remise en question s’il y a lieu.

- Discutez, interrogez l’éducateur qui vous suit lorsqu’une situation ou un exercice vous chiffonne. Parlez-lui de vos difficultés, demandez si vous n’avez pas compris quelque chose, l’éducateur est un professionnel, vous êtes client, l’éducateur se doit, par conséquent, de répondre à vos interrogations, doutes, souffrances.

 

C’est grâce à VOUS et au travail que vous fournirez tous les jours avec votre chien que son écoute et votre relation ÉVOLUERONT, S’AMELIORERONT, et que votre vie avec lui deviendra plus HARMONIEUSE.

Sans participation ACTIVE de votre part, n’importe quel travail proposé NE POURRA PAS fonctionner.

 

VOUS ETES L’ACTEUR DE VOTRE VIE AVEC VOTRE CHIEN.

 

L’éducateur est une AIDE, un MÉDIATEUR, durant un temps donné, mais l’éducation se fait aussi dans la vie de tous les jours, elle demande de la constance et de la cohérence au quotidien.

Situations les plus courantes expliquant le découragement du côté du propriétaire du chien :

 

=> Impatience/veut aller trop vite

En voulant aller trop vite et en sautant des étapes importantes, le travail effectué lors de séances précédentes peut être totalement anéanti, ainsi qu’en arrêtant en début de programme au bout seulement de quelques leçons.

 

Il est important de respecter les lois de l’apprentissage et le programme établi par l’éducateur canin, celui-ci prenant en compte la capacité du chien à passer ou non à l’étape supérieure du travail. Évitez de retirer trop tôt les renforçateurs (récompenses alimentaires, de vie ou les jouets ...) et sans l’aide de l’éducateur.

 

Ne pas passer trop vite de la phase entrainement à la phase utilisation d’une commande ou d’un exercice. Ce n’est pas parce que l’on a compris que l’on sait, il faut BEAUCOUP de répétitions pour aller vers le succès et la réussite.

N’oubliez pas de généraliser : ce qui est appris à la maison, doit ensuite être entraîné dans le jardin, puis ensuite dans la rue, puis en cours de groupe, avec d’autres chiens, tous types de distractions etc … étapes par étapes. Ne vous découragez pas si votre chien s’assoit bien dans votre cuisine et pas encore au bord du passage pour piétons. Reprenez l’entrainement dans cette situation précise = pensez généralisation.

Un travail à la maison et dans des situations différentes est nécessaire afin que l’apprentissage se généralise.

 

=> Manque de travail, manque de temps, donc manque de résultats

Entre chaque séance prévue avec l’éducateur canin, il est important de continuer le travail entamé. L’éducation d’un chien se fait au quotidien et seuls les membres de sa famille sont les acteurs de ses apprentissages. Le travail hors séances est important, et seulement 5 minutes par jour peuvent être suffisantes, du moment que le programme établit par le professionnel est suivi. Entraînez-vous ; répétez les exercices appris en cours.

Si vous ne vous entraînez pas vous n’avancerez pas et vous serez déçus …. !

 

=> Manque de cohérence et de linéarité / manquant de concentration

Si vous êtes fatigué ou énervé, mieux vaut reporter la séance quotidienne de travail à plus tard. L’enseignement de nouveaux comportements demande de la patience et du calme. Plus l’humain s’énervera contre le chien, moins celui-ci sera à même de suivre les indications données et de répondre aux demandes.

En effet, outre le fait que la relation pâtit de l’énervement de l’humain contre le chien, ce dernier risque d’être bloqué par son stress et n’est, par conséquent, plus du tout au maximum de ses capacités, tant d’apprentissage, que de réflexion et de prise d’initiative.

 

=> Manque de confiance en soi / “je ne vais pas y arriver …”

Si vous partez défaitiste, inévitablement le trio Client, Chien et Éducateur va dans le mur. Tous les membres du trio sont importants, mais la confiance en vous, en vos capacités de réussite sont indispensables. Fixez-vous des petits objectifs à atteindre lors de vos entraînements personnels et félicitez-vous des micro-progrès !

 

=> Contentieux latent entre le chien et sa famille

Nous sommes souvent, en tant que professionnels, le dernier recours de nos clients. Certains propriétaires de chien se sentent tellement dépassés, fatigués, voire trahis par cet animal qu’ils aiment malgré tout, que l’avancement est difficile. La revalorisation du chien, de la relation avec la famille et la prise de recul sont importantes !

 

=> Pas tout à fait prêt à se remettre en question ?

Des idées reçues sur le chien, son fonctionnement, son comportement, il en existe à la pelle, tant chez certains professionnels canins que chez des particuliers.

Lorsque vous, propriétaire de chien, faites appel aux services d’un éducateur canin, c’est déjà admettre que cette fois vous n’avez pas réussit à vous sortir seul.

Alors l’éducateur canin va vous apporter son aide, vous enlevez des doutes voire des culpabilités, ensemble vous allez progresser.

 

=> L’éducateur : responsabiliser le propriétaire du chien et montrer peut être nécessaire

- Faire pour montrer oui, cela peut être nécessaire.

- Faire pour rassurer oui, cela peut être nécessaire.

 

Mais

 

Si l’éducateur canin participe trop en direct avec le chien, rien ne se passera à la maison car la relation doit se créer entre le chien et sa famille, pas avec l’éducateur. L’éducateur est là pour vous enseigner comment enseigner à votre chien, comment améliorer, modeler et perfectionner votre relation avec votre ami à 4 pattes.

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